Comment la sous-traitance peut permettre à votre activité de passer au niveau supérieur ?

Utilisez la sous traitance

Utilisez la sous traitance

Trop de commandes, trop de boulot, trop de “tout à la fois”, pas assez de temps pour respirer, s’organiser et planifier dans la sérénité le passage au niveau supérieur de votre croissance ?

Il serait peut-être temps de faire appel à la sous-traitance… Oui euh… Bon, OK. Mais c’est quoi au fait ?

Définitions

Nous avons tous une notion plus ou moins claire de ce que la sous-traitance veut dire, mais soyons un peu plus précis.

C'est quoi au juste la sous traitance ?

C’est quoi au juste la sous traitance ?

Selon l’AFNOR (l’association française de normalisation)

la sous-traitance est définie comme l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant, tout ou partie de l’exécution du contrat d’entreprise ou du marché public conclu avec le maître de l’ouvrage.

Wikipédia propose une définition similaire et à notre avis un peu plus claire :

la sous-traitance est “un contrat par lequel une entreprise demande à une autre entreprise de réaliser une partie de sa production ou des entreprises auxquelles sont agréées certaines parties de travail”.

Concrètement, il faut vous “déposséder” d’une partie du travail habituellement déroulé dans votre processus d’activité. Alors, sous-traiter, est-ce “bien” ou “mal” ??

Un nécessaire état des lieux

On ne fait pas appel à une entreprise sous-traitante sur un coup de tête ou plutôt un “coup de pompe”.

Un tel mouvement structurel doit se faire en toute connaissance de cause et pour cela un préalable nécessaire, un “must”, c’est de faire une sorte d’état de lieux de votre activité.

Faites un état des lieux avant de sous traiter

Faites un état des lieux avant de sous traiter

Nous vous proposons quelques questions pour vous aider :

  • Est-ce que tous les processus de production de notre activité sont connus et maîtrisés ?
  • Sont-ils “segmentables”, c’est-à-dire peuvent-ils être séparés physiquement sans perturber une production en flux continu, ceci en aménageant des STOCKS ?
  • Sinon, lesquels peuvent être améliorables tout en restant localisés dans notre entreprise ? Comment les améliorer ? Pouvons-nous nous le permettre, et selon quels délais ?
  • Est-ce que d’autres entreprises maîtrisent mieux ces processus “segmentables” ? Quelles sont-elles ? Quels sont leur prix et délai de livraison ?

Quels sont les enjeux ?

L’enjeu primordial de la sous-traitance est l’ESPACE-TEMPS. Vous cherchez à en gagner et à vous délester de certains processus de production pour lesquels vous “plafonnez” et ne pouvez plus améliorer le rendement pour des raisons techniques ou purement logistiques, telles que le manque de place dans vos locaux.

Imaginez : en sous-traitant, vous n’aurez plus besoin d’assumer tous les pépins techniques qui arrivent nécessairement dans la production. Vous passez commande, attendez la livraison et payez la facture à 90 jours.

Vous pouvez donc rapidement vendre des actifs, des immobilisations et ainsi améliorer rapidement la rentabilité financière de votre entreprise.

Cet espace-temps une fois libéré, vous pouvez le consacrer à d’autres aspects stratégiques de votre activité pour la développer verticalement et/ou horizontalement : améliorer tel produit, en lancer un autre.

Vous êtes ainsi en position de saisir les opportunités, d’y répondre de façon proactive. C’est donc “bien” !

Quels sont les risques de la sous-traitance ?

Il faut intégrer à votre processus de production actuel la gestion de stocks qui sans doute n’existait pas vraiment en tant que telle, ou alors implicitement. Autrement dit, si votre produit passe par plusieurs étapes, nommons-les par exemple de A à F, il faut sainement commencer à envisager les conséquences du fait que B et E ne se fabriquent plus chez vous, mais ailleurs. Donc les semi-produits résultant des étapes B et E doivent être commandés (et livrés, évidemment) avant de poursuivre avec respectivement les étapes C et F.

Quels sont les risques de sous traiter ?

Quels sont les risques de sous traiter .

Pour cela, il faut donc que certains de vos collaborateurs – après avoir compris et accepté les avantages pour votre entreprise – s’en occupent et il est absolument nécessaire de réorganiser votre activité :

  • s’assurer que les locaux seront prêts à recevoir ces nouveaux stocks et donc “faire de la place” au besoin en vendant des immobilisations.
  • élaborer de nouvelles procédures dans le temps et l’espace pour intégrer la sous-traitance.
  • prévoir ce qui se passe quand “ça va mal” et que le sous-traitant ne livre pas. Avoir un plan B !
  • former des hommes et femmes à ce processus de production modifié et aux nouvelles procédures.
  • “transformer l’essai” en réinvestissant l’espace-temps dans votre activité et profiter pleinement des opportunités.

De nécessaires précautions à prendre

Ne vous lancez pas dans la sous-traitance sans prendre de saines précautions. On l’a vu, si le concept économique s’explique pleinement, il s’agit avant tout d’un contrat qui doit être négocié avec votre ou vos partenaires et avant tout basé sur l’équilibre des droits et obligations, nous n’insisterons jamais assez là-dessus. Il en va de la pérennité de vos relations avec ce fournisseur un peu particulier et, de la même manière que vous n’accepteriez pas trop longtemps une relation contractuelle qui vous lèse, songez qu’il en va de même pour les sous-traitants, que des conditions déséquilibrées se traduiront tôt ou tard par des retards de livraison voire même, cas extrême, une faillite qui n’est dans l’intérêt de personne.

Au besoin, dirigez-vous vers la chambre de commerce et d’industrie, d’agriculture, des métiers ou au syndicat patronal de votre branche ou faites appel à un conseil juridique pour protéger vos intérêts.

Un modèle économique de succès

De nombreux exemples prouvent que la sous-traitance est un modèle qui connaît le succès. La plupart des activités de transformation de matières premières font appel à plusieurs entreprises sous-traitantes, notamment dans l’alimentaire : chocolaterie, panification, produits laitiers, élaboration de certains alcools…

Faut-il utiliser la sous traitance

Faut-il utiliser la sous traitance

Dans l’industrie lourde, l’automobile fait massivement appel à la sous-traitance avec en outre les “flux tendus” ou le “juste à temps” où l’on délocalise au maximum le risque de production sur les sous-traitants.

Dans les services, on peut ainsi “délocaliser” un service comptable, une force de vente, un service après-vente, une “hot line”…

Alors, n’hésitez plus et commencez à envisager sérieusement la sous-traitance comme moyen d’atteindre vos objectifs à long terme pour votre activité. Comprenez bien que “sous-traiter” n’est pas “démissionner” ou “laisser tomber” une partie de votre savoir-faire. Vous pouvez sous-traiter ce qui commence à coûter trop cher et que d’autres, plus spécialisés, font “mieux” que vous.

Pour grandir et éventuellement sous-traiter, il faut savoir faire preuve de réalisme, de clairvoyance et d’un certain courage.

Alors, bonne chance !

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